vendredi 20 avril 2007

Politic Academy : Je vote utile, je vote Bayrou

Jeune de droite, encarté à l’UMP et militant actif, j’estime, pour avoir testé Nicolas Sarkozy en tant que président de mon parti, que ce candidat n’a pas les compétences pour être chef de l’Etat : instable, menteur, girouette dans ses propositions, clanique, il ne me semble pas apte à être le Président de tous les français, mais seulement de lui même.

Pire, il use de méthodes d’intimidation envers ceux qui expriment une opinion contraire à la sienne, et développe des thèses dangereuses et contraire à l’humanisme, une valeur qui caractérise notre pays depuis la Révolution Française de 1789, mère de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen figurant au Préambule de notre Constitution.

Pour toutes ces raisons, développées depuis 15 jours à travers ce blog, je fais le choix raisonné de voter utile, et donc, de voter BAYROU. Et vous ?

Dimanche, c’est à nous tous de décider de l’avenir de la France : ALLEZ VOTER !


Le poids des mots, le choc des urnes : Macé-Scaron confirme avoir été kärcherisé

L’ancien directeur du Figaro Magazine et célèbre éditorialiste de droite Joseph Macé Scaron, passé à Marianne, était reçu ce lundi 16 avril sur RTL.

Il confirme les menaces portées par Nicolas Sarkozy à l’égard des journalistes : doigt pointé, « on se souviendra de toi », « on te cassera », et ajoute que c’est précisément pour cela qu’il a été démissionné du Figaro, « pour avoir refusé de tailler des pipes à monsieur Nicolas Sarkozy ».


Politic Academy : Sarko se voit déjà en haut de l'affiche

Ce soir, l'ensemble des adhérents de l'UMP ont reçu, par un mail envoyé par Brice Hortefeux, une invitation à participer... au meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy, dans l'entre-deux tours !

Voilà un candidat très fair-play, qui n'attend même pas l'avis des électeurs pour lancer sa mobilisation. Aurait-il peur de manquer de monde ? Ou est-ce seulement un gros goujat peu respectueux des électeurs ?

Quoi qu'il arrive, c'est vous qui décidez, alors dimanche, ALLEZ VOTER !

La Vache qui rit : Un flic à la maternelle

Politic Academy : c'est VOUS qui décidez !

Après Jean-Marie Colombani dans Le Monde d’hier, c’est Laurent Joffrin qui, par son édito "Voter = décider", dans Libération, s’est adressé aux électeurs indécis, pour les inciter à ne pas voter pour François Bayrou : « Bayrou ? C'est fou ». Cette charge s'explique par la volonté de Laurent Joffrin d'assurer un second tour Sarko-Ségo :

« Si l'on vote Bayrou, c'est qu'on décide, vraiment, de faire disparaître la gauche dès le premier tour pour la deuxième fois de suite, autrement dit de la rayer de la carte. S'il y a un message, il est clair : adieu gauche, socialisme, réforme sociale incertaine mais généreuse, lutte contre le libéralisme débridé, humanisation historique du capitalisme. Place aux gestionnaires, qui parlent avec raison de la dette et des déficits mais qui ne prévoient pas grand-chose pour les oubliés du redressement économique, si redressement il y a. Tout un pan d'histoire, défilés Bastille-République, drapeaux écarlates et chants fraternels renvoyés au musée. Mais l'avenir a parfois besoin du passé, serait-il couleur sépia. D'autant que le mandat de Royal, au second tour, ne consistera pas à rétablir le vieux socialisme. Mais à le dynamiter. »

La presse, normalement, est censé informer les lecteurs, analyser les faits, émettre des opinions. Depuis hier, elle s’estime en droit de choisir les candidats à la présidentielle, et joue sur la peur d’un 21 avril bis pour diaboliser François Bayrou, et favoriser Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Attention, je ne suis pas pour la suppression des éditos et des papiers d’opinion. Simplement, quand on dit expressément aux lecteurs de ne pas voter pour un candidat, on n’exprime déjà plus son choix personnel, mais on participe à une vaste opération de manipulation, en usant de la culpabilité.

Et si c’est ce que veulent les électeurs ? Et si les électeurs ne veulent pas du socialisme ? Et si ils sont de droite ? Ou du centre ? Pourquoi les diaboliser ? Il est impératif, dans une démocratie, de les laisser s'exprimer.

La presse doit respecter les institutions, qui ont donné, dans la Vème République, un choix aux électeurs autre que le bipartisme. Si François Bayrou est élu, il disposera d’une dynamique propre à lui accorder une majorité en juin prochain, et sera tout à fait apte à gouverner, contrairement à ce que répandent les médias, voix officielles des candidats du PS et de l’UMP.

La presse ferait mieux de s’interroger sur les véritables raisons pour lesquels les candidats de droite et de gauche ne font pas le plein de voix dans leur camp, car ce sont bien les deux grands partis qui, en choisissant ces candidats qui ne rassemblent pas, ont fait émerger François Bayrou.

Qu’a fait la presse au moment des primaires au PS et à l’UMP ? Elle a surmédiatisé Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui ont ensuite été désignés, justement parce qu’ils apparaissaient, dans la presse, comme les seuls capables de faire gagner leur camp.

La presse est co-responsable, avec les deux grands partis, de la situation qu’elle dénonce aujourd’hui. Alors ne vous laissez pas manipuler une fois de plus. Dimanche 22 avril, exprimez votre voix : c’est VOUS qui décidez !

La Vache qui rit : Sark Wars

Le poids des mots, le choc des urnes : Sarko ne s'assume pas !

Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle, a déclaré jeudi qu'il ne se déplaçait pas "avec des cars de CRS", en réponse à une question sur la présence policière autour de la station RMC dont il était l'invité.

Alors qu'un auditeur et le journaliste de la station faisaient état de la présence de quatre cars de police et de voitures enlevées devant le siège de la radio, Nicolas Sarkozy s'est exclamé : "J'y peux quoi?"

"Cela n'a rien à avoir avec moi, je ne suis plus ministre de l'Intérieur (...) Je ne viens pas avec des cars de CRS", a-t-il dit.

"Ces CRS ne sont pas venus pour moi. Je ne sais pas quel est le programme des manifestations aujourd'hui (...) Je n'ai donné aucune instruction, je ne suis responsable de rien", a-t-il ajouté en observant que RMC était située à proximité de la porte de Versailles avec "des événements tous les jours".

"Laisser penser que je fais cerner RMC parce que je suis là, ce n'est pas gentil", a-t-il conclu.

Juste une question pour Nicolas Sarkozy : c'est quoi, ça ?



Paris, 55 rue la Boétie - Siège de l'UMP

Politic Academy : polémique en préfabriqué

Je hais les bien-pensants. Depuis quelques jours, ils se sentent investis d'une nouvelle mission, et clament à qui veut bien l'entendre que c'est scandaleux d'imaginer diffuser les résultats sur le web à partir de 18h.

Certes, la loi prévoit que ce soit à 20h, et il faut respecter la loi, ne voyez pas en moi un rebelle anarchiste qui vous inciterait à braver l'interdit en les publiant sur vos blogs.

Mais soyons honnêtes : qui sont ceux qui s'insurgent contre la publication des premiers résultats ? Ceux là même qui, appartenant au microcosme politico-médiatique, les auront, de par leur fonction ! Tout ça parce que le pic d'audience ne va pas leur profiter !!!

Quand ils disent que les résultats peuvent influencer le vote des derniers à se rendre aux urnes, ça peut se comprendre. Encore que. Qui sont les derniers à ce rendre aux urnes, après 18h ? Pour une majorité, ce sont des urbains qui rentrent de promenade ou de week-end. Là où, à priori, ils n'ont pas accès au web. Perso je ne suis jamais allé au parc avec des enfants et… mon ordinateur WI-FI.

Et quelle est la proportion de ceux qui ont le 3G et qui surfent sur le web depuis leur téléphone portable et qui dans le même temps n'auraient pas déjà votés ? De même, à combien de voix se montent le nombre de gens qui iront regarder les résultats partiels avant de se rendre aux urnes ? On ne se ferait pas des nœuds au cerveau, là, par hasard ?

D'autre part, et c'est là que ça m'amuse. Certains de ces bien-pensants ont même déclarés que c'était inéquitable que les internautes puissent être mieux informés que ceux qui n'ont pas internet. Revoilà le serpent de mer de la fracture numérique… malheureusement très mal utilisé.

D'une part, les internautes ont toujours plus d'offre que ceux qui n'ont pas internet, quel que soit le sujet, étant donné qu'internet est précisément quelque chose de plus que de ne pas l'avoir. Voilà pour la lapalissade que m'ont forcé à écrire ces bien-pensants, rien que pour ça je les hais.

D'autre part –et c'est là le plus drôle- je m'estime, bien qu'internaute, traité de manière inéquitable par rapport aux rédactions qui elles auront les résultats. Comment ça elles en ont besoin pour travailler ? Je m'en fiche complètement, c'est inéquitable ! Bref, vous en voulez encore des arguments débiles ? Nan parce qu'à ce jeu, je suis très fort.

Enfin, et pour terminer, tous ces bien-pensants sont les premiers à appeler leurs réseaux pour avoir « la tendance ». Et n'importe qui en mesure d'avoir des infos iraient à la pêche, c'est complètement naturel. Aussi mêler la démocratie à cette lutte pour l'audience, venant de ces journalistes, c'est tout de même l'hôpital qui se fout de la charité.

Voilà pourquoi, dimanche, je vais couper la poire en deux. Je ne vais pas crier avec la meute à ce scandale fictif mêlant la démocratie à une simple lutte d'audience –bien que je me réjouisse qu'une fois de plus internet soit au centre de la campagne électorale- mais je ne vais pas non plus publier les résultats sur mon blog –non par idéologie, mais parce que je ne serai pas en mesure de vérifier les rumeurs. Et donc… je me contenterai d'aller surfer sur les sites européens !!!

Le poids des mots, le choc des urnes : no comment !

Langue de pute : Le blog de Maryline (2)

Eh oui, je n'ai pas pu m'empêcher de retourner visiter le blog de Maryline.

Rappelez vous, la miss-qui-retouche-sa-photo-sous-Photoshop est une Sarkofan, est toute émoustillée qu'on lui réserve un bout de table derrière le rideau d'une salle de meeting pour bloguer : elle adore le back-office, c'est un peu son kif à elle. Pourquoi pas…

Mais voilà, il y a un bug : Marilyne n'aaucun sens politique. Dans son petit cerveau, cette case vide ressemble à un souffle d'air, et Marilyne, ballottée par le tourbillon, suit le sens du vent. Pour elle, c'est être tendance. Souci, c'est aussi être con et mouton. La preuve par l'exemple : Dans sa dernière note, Marilyne-la-Sarkofan a rédigé un puissant hommage à Arlette… candidate d'extrême gauche !

Marilyne déclare ainsi à ses lecteurs : « On peu ne pas partager toutes ses idées trotskistes mais reconnaitre son action et sa force de caractère. »

Commençons par le détail, pour respecter la ligne éditoriale du blog de Marilyne. Donc, en français, le verbe pouvoir prend un T à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif. En même temps pas étonnant qu'une sarkozyste ne sache pas conjuguer le verbe « pouvoir »… Passons ensuite à l'essentiel, en analysant le sens de cette phrase. Euh… Si je lis bien, il y aurait, selon Marilyne, de bonnes idées trotskystes ??? Accrochez vous, on va se marrer !

Passons donc au « J'aime-J'aime pas ». J'apprends à ma grande surprise que Marilyne aime la prise de position d'Arlette sur les licenciements. Ah bon ? Marilyne sait-elle qu'Arlette appelle à les interdire, une position contradictoire avec celle de Nicolas Sarkozy, candidat de Marilyne, et très accessoirement contraire aux valeurs de la droite ?

Sur le logement, elle affirme aimer « l'idée que l'effort de construction de logements sociaux ne devrait pas générer du profit pour les entreprises de BTP ».

Depuis quand, les entreprises ne doivent plus gagner d'argent avec les marchés qu'elles emportent ? N'ont-elles pas droit à une juste rémunération du travail fourni ? Et pourquoi juste pour le logement social ? Avec ce type de déclaration, qui va accepter de se porter candidat à la construction ? Des entreprises de moindre qualité ? Ou alors seront-elles réquisitionnées ? En somme, quid de leur liberté d'entreprendre ? Marilyne, à droite, on aime la liberté. C'est même une de nos valeurs essentielles !

Encore une citation de ce que Maryline aime : « Son petit côté rebelle et ses petites phrases cultes: "le grand capital", "travailleuses, travailleurs" .... »

Bon, pour commencer une fois de plus par le détail, ce sont des expressions, et non des phrases. Toujours ce problème de français chez notre amie à seins à propulsion avant… Oui, ça s'appelle un cliché, mais admettez qu'elle a du mal sur le vocabulaire la petite.

Sur le fond, si Marilyne aime les rebelles alors… Mais est-ce bien rebelle ? Définir ces expressions comme chic parce qu'elles font partie de notre paysage politique depuis 6 présidentielles, ça fait surtout bo-bo tout ça. Marilyne serait-elle de gauche ?

Attention, ne tombons pas dans la caricature, Marilyne n'aime pas tout chez Arlette. Par exemple –car Marilyne propose 3 exemples-, elle n'a pas aimé « lorsqu'en 2002 elle n'a pas appelé à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen . ». Forcément, Marilyne. Arlette est une extrémiste, elle n'a aucun intérêt à appeler à voter pour un candidat républicain.

Arlette veut la révolution, pas le pouvoir. Elle se fiche bien de qui l'emportera, son projet est tout autre, puisqu'il consiste en la destruction massive de nos institutions et de notre société. Pour la remplacer par des trucs vachement moins sympas, déjà testés du côté de l'Est, par là… Peut être faudrait-il ouvrir un livre d'histoire, un jour, Marilyne…. Que faisais tu l'année du bac ? Dégradais-tu les tables du lycée Carnot au typ-ex ?

Exemple 2 cité par Marilyne : « Qu'elle refuse les alliances avec les autres partis politiques de l'extrème gauche, même si elle partage leurs idées. C'est le cas notamment pour les législatives à venir où elle s'oppose à une alliance avec la LCR. (cf affiche de 1994 où ils faisaient meeting commun) ». Marilyne, LO et la LCR ont fait meeting commun plus récemment qu'en 1994. Par exemple –je vais fonctionner comme Marilyne - lors de la campagne référendaire, en 2005…

Enfin, et là c'est énorme donc je termine avec, ce qui chiffonne Marilyne chez Arlette, c'est qu' « elle définit elle même dans son discours de hier au Zénith son programme présidentiel de 2007, comme un programme de "défense des travailleurs". Toujours cette lutte d'une classe contre une autre ... ». Marilyne, dans la rubrique « J'aime », a pourtant mis le slogan « travailleurs, travailleuses »… Alors Marilyne aime-t-elle ou n'aime-t-elle pas ? Mystère et contradictions, et toujours ce vent qui tourne dans son cerveau…

Juste un rappel, au cas où vous auriez oublié : Maryline est l'une des blogueuses clés du dispositif de campagne de Nicolas Sarkozy. Ca vous en dit long sur le niveau politique de ses soutiens

Je vous passe l'analyse marketing finale, à coup de thématique homme-femme en politique : à J-2, je n'en peux plus d'entendre parler de la place des femmes, de l'équilibre homme-femme, du fait qu'il faudrait selon une candidate voter pour elle parce que c'est une femme… Si vraiment vous voulez sexualiser la campagne, alors trouvez moi un trans pour pimenter un peu tout ça !

Par pitié, revenons au thème central, la politique, et éloignons nous de toutes ces questions gadgets : cette année, il y a tout de même 4 candidates à la présidentielle dont une mathématiquement présidentiable (parce que sur le fond, elle coule, oui c'est un joli jeu de mots très approprié), c'est dire si les femmes ont eu accès à la campagne.

D'ailleurs, même Marilyne a eu accès à la campagne, et en back office en plus –son kif à elle-, c'est dire si les hommes ont été courtois… Royal et Marilyne en campagne, ça ne va pas rehausser la côte des femmes en politique : heureusement qu'il nous reste Quitterie Delmas !

jeudi 19 avril 2007

Politic Academy : L’UMP flippe grave !

Le Monde de ce soir fait état des inquiétudes de l’UMP, que le parti tente malgré lui de feindre, et rappelle la dure semaine de Petit Sarko.

Tout a commencé samedi dernier, avec la sortie du numéro spécial de Marianne, consacré au Vrai Nicolas Sarkozy. Le premier tirage de 300 000 exemplaires s’est écoulé en un temps record, et le journal a réédité 60 000 numéros. Mis en place mardi, ils se sont arrachés : nouvelle rupture de stock. Et l’engouement ne faiblit pas : l’intérêt des lecteurs est tel que Marianne a du retirer 80 000 exemplaires supplémentaires, qui seront en kiosque ce vendredi.

Dimanche, ce sont les abords du marathon de Paris qui ont été repeints en lettres blanches du message « Sarkozy = danger »… ce qui n’est pas sans rappeler les moustaches et mèches apparues sur les affiches de Sarko un peu partout en France.

Malheureusement plus le temps passe, moins la presse joue le jeu. Prenons Libération. Le journal de gauche faisait mercredi sa Une sur L’inquiétant Monsieur Sarko. Mais jeudi, un édito a modifié la donne, fustigeant la « diabolisation » de Petit Sarko. Alors, Libé pense quoi ? La question serait plutôt : les journalistes de Libé ont-ils seulement le droit de penser ?

L’UMP, de son côté, victimise de manière éhontée, en dénonçant par la voix de Lionnel Luca, député des Alpes Maritimes, "un lynchage médiatique qui rappelle les campagnes d'extrême droite d'avant-guerre". Son porte Parole, Xavier Bertrand, estime que ces "agressions" sont la preuve "que nos adversaires n'ont rien à proposer en terme de projet". Ah bon ? En quoi ?

Nicolas Sarkozy lui même en rajoute une couche : "Epuisés par le premier tour, voilà que mes adversaires n'ont rien d'autre à dire que m'attaquer. Des idées sur le chômage, ils n'en ont pas, sur l'immigration, ils n'en ont plus, sur l'Europe, ils les ont oubliées. Leur seule idée ? Faire barrage à Nicolas Sarkozy tellement ils sont persuadés que je serai au second tour."

Pourtant, j’étais au meeting de François Bayrou hier, et j’ai entendu 1h30 de discours programmatique. Etant donné que durant ces 90 minutes il n’a pas été question de lui, Petit Sarko a du zapper. Démagogie quand tu nous tiens…

Point de lynchage médiatique à l’horizon : si Marianne, Charlie Hebdo, et Libé ce premier article ont dénoncé le côté inquiétant de Nicolas Sarkozy, l’ensemble des autres médias affichent une complaisance et même une connivence vis à vis de Nicolas Sarkozy.

Dernier exemple en date, l’édito du Monde de ce soir, signé Jean-Marie Colombani, soutient Ségolène Royal. Intitulé Impératif démocratique, ce texte appelle carrément à un second tour Sarko-Ségo :

« Il faut donc, au soir du premier tour, que soient réunies les conditions d'une claire et grande confrontation entre deux projets de société.

De ce point de vue, il y a dans l'offre politique disponible deux options : celle de Nicolas Sarkozy, se réclamant de la droite et de la majorité sortante, semble déjà sûre d'elle-même ; il faut donc souhaiter que la seconde, se réclamant de la gauche et qu'incarne Ségolène Royal, soit présente au second tour pour assurer les chances d'un vrai choix.

Il sera temps, entre les deux tours, de comparer l'une à l'autre au regard des enjeux de la société française et de la place du pays dans le monde, afin de lever, si possible, les ambiguïtés et les déceptions nées de la campagne pour le premier tour. »

En d’autres termes, si vous soutenez un autre candidat, allez vous faire…

Kiffe pas Sarko vous invite à aller exprimer démocratiquement votre choix dans les urnes, ce dimanche 22 avril : c’est là l’esprit de l’élection présidentielle !

Le poids des mots, le choc des urnes : La démocratie sauce Sarko

En novembre 2004, lorsque Nicolas Sarkozy a pris la tête de l’UMP –dans tous les sens du terme- il avait promis de « faire de l’UMP le laboratoire de ce qu[il] voulait pour la France ». Jolie promesse, les foules se sont enthousiasmées…

Deux ans et demi plus tard, nombreux sont les cadres de l’UMP à avoir déchanté, même si peu le disent. La gestion Sarko s’est résumée à une purge chez les cadres et permanents du parti, au trucage d’élections internes –notamment chez les Jeunes et dans le 15ème arrondissement de Paris, enfin ce sont les deux bastions qui ne se sont pas écrasés-, au verrouillage, au non-respect des statuts au mépris total du vote des adhérents, à l’absence de conseils nationaux et donc à l'absence de vote du budget, etc… le tout dans la religion des sondages –la drogue de Sarko- et dans une ferveur militante forcée à coup de revolver sur la tempe.

Personne n’en parle ? Non… Enfin si. Un certain Slimane, conseiller national de l’UMP (le parlement de l’UMP) de Seine Saint Denis, l‘ouvre, en prenant la parole chez Jean-Jacques Bourdin, sur RMC. En direct, il rappelle ses promesses, et notamment celle de la méritocratie, jamais mise en place à l’UMP... qui selon lui (et je confirme) fonctionne selon une logique de cooptation clanique.

Vous noterez, en regardant la vidéo, que Petit Sarko se contente de faire passer cet homme élu par les militants du parti –comme lui- pour un pauvre frustré sur une investiture -ce que Slimane n’évoque pas- et dévie sur la discrimination positive (il aurait fallu que ce soit un Robert qui appelle…), sans bien évidemment répondre sur la méritocratie.

Ou plutôt si, puisqu’il vante la promotion de sa chère Rachida, trouvée dans son cabinet à l’intérieur, et non parmi les nouveaux talents du parti… autrement dit : pas de méritocratie mais bel et bien la cooptation clanique décrite par son interlocuteur !

Slimane, tu t’es fait avoir par Sarko.

Chers lecteurs, n'oubliez pas sa promesse : « Je ferai de l’UMP le laboratoire de ce que je veux pour la France ». Le 22 avril, c’est vous qui décidez…


Politic Academy : Les 72h des Sarko blue boys


mercredi 18 avril 2007

Le poids des mots, le choc des urnes : Sarko est vraiment fou

En regardant cette vidéo, vous verrez un Nicolas Sarkozy qu’on ne vous montre pas à la télé.

Celui qui choisit Rachida Sati comme beur de service, "Rachida, ça compte", et qui annonce vouloir dépister les délinquants dès l’école maternelle pour les « corriger ». Tout un programme à base d'eugénisme expérimental que vous découvrirez sur vos enfants si il est élu...

Vous apprendrez également comment Petit Sarko parle des gens qui l’interrogent dans l’émission dans les médias, notamment "l’homosexuel qui l’alpalgue" , et "la harpie qui [lui] prend dix millions de téléspectateurs". C'est dire si les médias l'obsèdent... et beaucoup moins les homos !

Un condensé de Sarko pur jus, juste pour vos yeux... et votre cerveau.



Politic Academy : Les meilleurs ennemis du monde

Sarko le répète à qui veut bien l’entendre : "Il n'y a aucun lien entre l'extrême droite et moi, il n'est que de voir les insultes répétées de M. Le Pen à mon endroit ».

Vraiment là Nicolas, nous prend pour des cons… On se doute bien qu’il n’est pas le meilleur ami de Jean-Marie, vu qu’il cherche à lui prendre des parts de marché. C’est un peu comme si on demandait à M6 si elle est pote avec TF1 !

Hasard ou coïncidence, Petit Sarko déclarait ce matin dans Le Figaro que l’élection se jouerait sur les valeurs : à vous de voir si vous voulez voir celles de l’extrême droite l’emporter…







mardi 17 avril 2007

Bouses de campagne : à droite ou à droite ?

François Fillon serait dans la short-list, dit-on, pour être Premier Ministre. Ca n’est pas une info car depuis qu’il n’a pas été pris dans le Gouvernement Villepin, il ne vit plus que pour ça. Lui qui avait tourné sa veste de balladurien au profit de Chirac, il n’a pas supporté d’être éjecté du Ministère de l’Emploi… et le naturel est revenu au galop : il est redevenu sarkozyste.

Tout content de viser le poste de Premier Ministre –Monsieur a une haute opinion de lui-même mais oublie qu’il n’y a pas de place pour deux égos au pouvoir, ce qui pourrait lui coûter la place et favoriser Claude Guéant- Fillon balance des skuds à tout va.

Le problème, c’est qu’il oublie de viser, et ça donne souvent un vaste n’importe quoi. La preuve par l’exemple, avec cette déclaration hier à Bordeaux :
"Je ne crois pas que l'on puisse dire que Nicolas Sarkozy mène une campagne droitière. Sa force est de s'appuyer sur un langage de vérité. Il a décomplexé la droite par rapport à des valeurs et des convictions qu'elle ne mettait plus suffisamment en avant".

Si je comprends bien, Sarko ne mène pas une campagne « droitière » donc de droite, il est décomplexé à droite, ce qui n’est pas la droite ?

Dis donc François, va falloir s’assumer un peu… Peut être même se décomplexer…

La Vache qui rit : On ira tous au paradis… même moi !


Bouses de campagne : Brice, au pied ! (2)

Selon nos sources très bien informées, il paraîtrait de Brice de Clermont était vert de rage ce vendredi, après avoir été tancé par son patron bien aimé. Cassé !

N’apprécierait-il pas d’avoir été le pion testeur d’idée du Petit Nicolas, pas assez courageux pour s’assumer ?

Heureusement, Brice est un gentil pépère à son Nico. Vendredi soir, ils ont dîné ensemble. Brice a donc eu son su-sucre, et il est reparti tout guilleret, en remuant la queue. Ouaf !

dimanche 15 avril 2007

Bouses de campagne : au pied, Brice !

Cette semaine, c’est Brice Hortefeux, l’ami de 30 ans, qui se fait éreinter par le candidat. En cause, la prise de position du Ministre délégué aux Collectivités Territoriales en faveur d’une mini-dose de proportionnelle, à hauteur de 60 députés (soit 10%).

Ce qui, à en croire Le Monde, aurait déclenché la fureur de Nicolas Sarkozy. Pour connaître le système, il est impossible que Brice Hortefeux ait agi sans la validation du candidat. Tout le monde sait qu’Orangina Rouge ne va pas pisser sans son autorisation.

Alors, Brice aurait-il subitement pris son envol, ou aurait-il été seulement une fois de plus la voix de son maître ?

People de France : à Meaux…

Sarko était obligé de passer en banlieue. D'abord parce qu'il l'avait promis. Ensuite parce que tous les autres candidats ont pris un malin plaisir à s'y rendre. Sarko se devait de laver l'affront, ou du moins essayer de raccrocher les wagons.

Première tentative à Villepinte en milieu de semaine. Las, tout le monde a noté qu’il était resté 40 minutes chrono, et pas vraiment au milieu des quartiers, puisqu’il était en mairie…

Nouvelle tentative ce vendredi à Meaux, en ouverture de son meeting. Arrivé avec deux heures de retard, il a discuté avec les habitants du quartier, à l’invitation du Parlement des banlieues.

Ce fut essentiellement un dialogue de sourd, entre des habitants de quartiers ayant envie d’alerter sur leurs problèmes quotidiens, quitte à faire un peu de provoc, et un candidat ayant la tête à l’Elysée, alignant les propos démagogiques comme une récitation apprise par coeur.

Bilan : match nul… et le candidat n'a pas convaincu. Du coup, on dit qu'il n'est pas venu pour ça... Ah bon ? Mais pour quoi alors ? Ah oui, pour sa collection d'images, il lui manquait celle de Petit Sarko en banlieue. Pathétique...

Le poids des mots, le choc des urnes : Sarko menteur !

Ca commence par un grand éclat de rire lorsque Laurence Ferrari annonce à François Bayrou que Nicolas Sarkozy se dit ouvert, qu’il n’est pas un homme de clan, et qu’il déteste le sectarisme.

Rappelons tout de même de l’opposition constante des sarkozystes au chiraquiens, et de la sienne au Président de la République. Ou encore de la manière dont il prit l’UMP, avant d’organiser une purge à l’intérieur du parti, usant allègrement du Kärcher envers les anti-Sarko.

Le candidat de l’UMP est bel et bien un homme de clan, bien qu’il n’hésite pas à mentir sur le sujet… avant de faire des dépêches AFP sur le thème « Je ne vous mentirai pas ». Tout simplement gerbant !


Politic Academy : Sarko refuse le débat

Sarkozy n’est plus à une contradiction près. Alors qu’il prône un discours de dialogue, et a encore dit cette semaine qu’il irait chercher les électeurs un à un pour les convaincre, il refuse le débat prévu par les internautes avant le premier tour.

La trouille des autres candidats ? Ou de se retrouver face à des journalistes sur lesquels il n’a aucune prise sur ce média qu'il ne contrôle pas?

Il aura réussi son coup : le débat n'aura pas lieu...


Bouses de campagne : Carignon, l’ami de Sarkozy


samedi 14 avril 2007

Moi je dis : toujours tout calculer

« Kärcher en septembre, 200 000 adhérents en décembre. »
« Racaille, le vocable étant sans doute un peu faible. »
Lorsque Nicolas Sarkozy emploie des formules choc, c’est un choix délibéré et calculé.

Dans sa campagne, qu’il mène depuis 2002, rien n’est laissé au hasard : le candidat doit s’imposer, c’est à dire gagner des parts de marché sur ses adversaires.

Pour cela, il lui faut marquer les esprits. Malheureusement pour Sarkozy, c’est à tout prix.

Moi je dis : les banlieues

« Il y en a combien qui peuvent se permettre d’aller à La Courneuve ? Je suis le seul à être toléré dans ces quartiers. Je suis le seul ! »
Faux ! Pendant cette campagne, Nicolas Sarkozy n’est jamais allé dans les quartiers.

Il n’a jamais réussi à retourner sur la dalle d’Argenteuil –qu’il devait pourtant débarrasser des racailles et dont il avait promis son retour aux habitants- et n’a pas pu se rendre non plus dans le quartier populaire de la Croix Rousse, à Lyon.

Seule la ville de Meaux l’a accueillie hier, à la va-vite, sans publicité et à grand renfort de contrôles d’identité loin, loin, loin du meeting.

François Hollande, François Bayrou, José Bové, Marie Georges Buffet, … et même Jean-Marie Le Pen ont pu se rendre dans les quartiers.

Politic Academy : casting du public

Il semblait difficile, hier, de rallier la Ville de Meaux pour se rendre au meeting de Nicolas Sarkozy.

Une centaine de salariés des entreprises JDC et LSG-Gate-Gourmet ont en effet affirmé avoir été bloqué par les policiers sur les routes, à une quinzaine de kilomètres de Meaux. Ils avaient répondu à l’appel lancé par le Parti Communiste.

Il est étonnant de constater à quel point Nicolas Sarkozy, simple candidat de l’UMP, continue d’utiliser les moyens de l’Etat dans sa campagne. Si il est normal de protéger les personnalités et les abords des meetings, est-il pour autant nécessaire d’utiliser toutes les forces de police du département ? Quel autre candidat bénéficie du même traitement ?

Petit Sarko aurait-il la trouille des Français à ce point ? En 2002, le candidat Chirac, lui, n’avait pas hésité à rencontrer des syndicalistes qui s’étaient invités sur un de ses déplacements…

Politic Academy : A J-8, les sondages incapables d’annoncer la couleur

On vous l'a dit et répété, les sondages donnent une image de l'avis d'un échantillon représentatif de la population à un instant t. C'est dire si les précautions sont de mises...

Regardez le dernier sondage, ajoutez la marge d'erreur de 3%, et vous comprendrez que même l'instant t devient compliqué à saisir...

Le jeu est ouvert. A la Politic Academy, jusqu'au dernier moment, tout peut arriver : c'est vous qui décidez !


Le poids des mots, le choc des urnes : après Marianne, Le Soir

« Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux ». L’édito de Joëlle Meskens, dans le journal belge Le Soir, n'est d’aucune ambiguïté.

La journaliste revient sur la polémique déclenchée par les propos du candidat de l’UMP sur le caractère inné de la pédophilie et ses tendances au déterminisme, mais aussi sur sa connivence avec les médias ou encore son absence de déplacement dans les banlieues.

Estimant ses propos « résolument populistes », elle justifie ainsi la prise de position du journal, un fait rarissime.

Et soulève la question centrale : « Au soir du premier tour, le candidat de l'UMP se félicitera peut-être d'avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d'une lepénisation des esprits. »

Le poids des mots, le choc des urnes : Marianne ose Le Vrai Sarkozy


A J-8, et tournant le dos à la résignation qui a atteint les autres journalistes, dont les rédactions sont baillonnées par les intérêts politico-financiers de leurs patrons, Marianne publie aujourd’hui une enquête de 12 pages intitulée : Le Vrai Sarkozy.

Tout y passe : ses crises de fureur, les insultes récurrentes à l’encontre de ses ennemis mais aussi de ses collaborateurs , le musellement des médias par son équipe transformé en autocensure au fil du temps, l’impossibilité de le critiquer, les méthodes de son équipe à base de pressions et menaces, ses amis peu recommandables et souvent repris de justice, son mélange des genres, son narcissisme exacerbé…

Certes, on y trouve tout ce qu’on sait déjà du personnage, et donc aucune révélation. Non, le scoop est ailleurs : tout simplement dans la publication de cet article qui, à J-8, va forcément déclencher une nouvelle crise de Fürher de l’intéressé

Marianne vous offre de quoi comprendre en quoi cet homme ne dispose pas des qualités pour devenir Président de la République. A lire d’urgence et avant qu'il ne soit trop tard !

La Vache qui rit : merci l'Enfoiré !

vendredi 13 avril 2007

Le poids des mots, le choc des urnes : Sarko anti-psy et homophobe ?


Act-up est certes une association de gauche, et bien que cette ait été créée en réaction à une autre polémoque, les propos de Nicolas Sarkozy lui donnent aujourd'hui une véritable actualité, hors de tout clivage partisan, d'où ce choix.


Retour sur la question de la pédophilie, et loin de moi l’envie de détourner les propos de Nicolas Sarkozy, c’est pourquoi je publie l’intégralité du verbatim en question, que je vous invite à lire sur le site du Figaro.

Sur cette affaire de pédophilie, soyons clair : ce n’est quand même pas une idée extrêmement répandue que d’avoir envie de violer un petit garçon de 3 ans ! Qui osera me dire que chacun d’entre nous pourrait avoir cette idée ? Guy Georges qui viole et tue 12 femmes, qui osera me dire qu’il n’est pas malade ? Je n’ignore nullement qu’il y a sans doute une part d’acquis et que tout n’est pas dans l’identité. Mais si on conteste l’idée de cette identité, de ce terrain fragile, alors on conteste l’idée qu’on peut soigner et qu’on peut guérir. Je ne partage pas l’idée que, quand un jeune se suicide, c’est la faute de ses parents. Il y avait déjà une fragilité. Je ne partage pas non plus l’idée que le problème de l’autisme est un problème d’éducation. Dans les années 60, quand j’étais enfant, j’entendais ce jugement très choquant à propos d’un jeune qui était homosexuel : « sa maman l’a fait dormir dans son lit », « sa maman lui achetait des poupées »... On a fait litière de tout ce fatras. Il faut arrêter de culpabiliser, il y a des terrains fragiles. Dans un autre domaine, voyez pour la terrible maladie qu’est le cancer. Bien sûr, la cigarette donne le cancer, mais il y a des tas de gens qui fument deux paquets de cigarettes par jour et qui n’auront jamais de cancer, et d’autres qui ne fument rien, qui sont des fumeurs passifs, et qui auront le cancer, parce que leur terrain est plus fragile. Mgr André Vingt-Trois dit qu’il n’est pas d’accord avec moi. Eh bien moi, je ne suis pas d’accord quand on dit que l’homosexualité est un péché.

Inutile de vous dire que je ces propos me rendent hystériques. Tout d'abord sur la forme : lorsqu’il évoque le viol d’un enfant ou Guy Georges, personne n’a dit que c’était une idée répandue d'avoir envie de violer des enfants, ni nié la maladie mentale de ce serial-killer. C'est de la pure démagogie que d'utiliser ces formules.

La question fondamentale, qui est au cœur de ce propos, c’est de savoir si toute maladie est innée –et donc génétique- ou si elle peut relever de l’acquis –et notamment se développer en raison d’un contexte particulier. Soyons honnêtes, Nicolas Sarkozy tente par cet entretien, d'adoucir son propos des jours précédents, en reconnaissant tout de même une part d’acquis.

Le problème, c'est que la suite est terrifiante. En effet, lorsqu’il prétend que contester l’existence d’un terrain génétique signifie contester l’idée que l’on peut soigner et guérir, c’est très grave. Cela consiste à dire que le seul remède possible consiste en une thérapie génique, et donc à rejeter la psychiatrie. Une thèse notamment défendue, je vous le rappelle, par l’Eglise de Scientologie.

Ajoutons à cela qu’il met dans le même paquet de déviances à guérir les violeurs d’enfants, les tueurs en série, mais aussi les homosexuels et les suicidaires. A lire Nicolas Sarkozy, on peut interpréter que les homosexuels ont donc eux aussi un terrain fragile… Sont ils malades aussi ???

Définition du terme fragile dans Le Robert de Poche : « Faiblesse de constitution – Manque de résistance psychique ». Autrement dit, si pour Nicolas Sarkozy l’homosexualité n’est pas un péché -ce avec quoi je suis complètement d'accord !-, elle lui semble tout de même plus faible que l’hétérosexualité.

Chez moi, ça s’appelle tout simplement de l’homophobie.

Le poids des mots, le choc des urnes : Azouz persiste et signe

Le Parisien relate dans son édition de ce matin le déplacement à Marseille de François Bayrou en compagnie de… Azouz Begag !

Démissionnaire de son poste de Ministre de la Promotion de l’Egalité des Chances pour cause de parution de son livre Un mouton dans la baignoire, Azouz Begag fait joyeusement campagne pour François Bayrou, et l’accompagne sur certains déplacements et meetings.

Hier à Marseille, c’était la gloire pour l’ancien ministre, qui s’est vite retrouvé, selon Le Parisien, entouré d’une centaine de jeunes. Ceux-ci lui ont réservé un accueil extrêmement chaleureux, le félicitant pour son courage : « T'as raison de tacler Sarko. On est fiers de toi ! ».

L’ancien ministre s’est même offert une petite boutade que perso j’adore : « On me cherchait, paraît-il, depuis cinq jours ? On me trouve ! »

Effectivement, Petit Sarko trouve Azouz Begag sur son chemin. L'ancien ministre, après avoir accusé Petit Sarko ce mercredi de « draguer à fond la caisse l'électorat d'extrême-droite avec des idées d'extrême-droite », était décidément très en forme hier à Marseille, et en a remis une couche : « Oui, Sarkozy est dangereux pour la France.»

Ca, c’est fait !

jeudi 12 avril 2007

Politic Academy : mercredi, tous à Bercy !

Pensez à réserver votre soirée de mercredi 18 avril pour une méga Orange Party : le big meeting de François Bayrou avant le premier tour !

Le 21 mars, le Zénith était un peu trop petit pour contenir l’engouement des franciliens, cette fois c’est donc Bercy !

Les festivités débuteront à 19h : venez nombreux !

Et d’ici là, vous pouvez lire le programme du candidat, afin de tout savoir et surtout, d’argumenter dans les dîners de famille, les bistrots, dans le métro, dans la queue du supermarché…

Rejoignez l'équipe de campagne la plus créative : allez vous aussi chercher les électeurs, on compte sur vous !


François Bayrou, candidat à l élection présidentielle 2007

People de France : taggeurs anonymes (2)

Pendant ma pause café-clope du déjeuner, je partage un expresso avec un pote. Le soleil brille et nous chauffe, j’ai chaussé les lunettes de soleil.

Naturellement on évoque la campagne, et je lui raconte ma virée de la veille, avec la découverte des affiches affublant Sarko d’une petite moustache et d’une mèche très emblématique...

Et là surprise : il me confie avoir vu le même phénomène dans son arrondissement parisien, ainsi que dans une ville de banlieue dans laquelle il s’est rendu.

Ne soyons pas dupes, tout ceci est manifestement organisé. Une forme de communication vieille comme le monde (Lascaux, tout ça, tout ça), mais qui marque les esprits...


Le poids des mots, le choc des urnes : Azzouz s’arrache !

Depuis mardi, je cherche sans relâche le livre d’Azouz Begag. Impossible de le trouver ! Amazon annonce une livraison « sous deux semaines » : impensable, il me le faut avant le premier tour !

Mercredi matin, je suis au taquet. Je me lève hyper tôt pour avoir le temps de passer chercher LE bouquin sans louper mon train, ce qui relève tout de même du miracle.

Je fonce au Relay d’une grande gare parisienne, très fournie en nouveautés et particulièrement en ouvrage sur la présidentielle. Ben mince alors, le bouquin n’est pas en rayon… Déception !

L’après-midi même je retente ma chance à la librairie du quartier. Toujours pas de bouquin ! Il faut le commander, et bonjour le délai. Me voilà en quête d’un tuyau, UMP devient PMU, je cherche le ticket gagnant !

Le soir même, un pote me signale sur msn avoir acheté le sien à la Fnac. Et nous voilà à ce soir. Je sors du bureau fissa, et je file à la Fnac la plus proche. Il faut bien trifouiller les rayons pour trouver LE livre mais ça y est, IL est là, devant moi. Je me rue dessus, on ne sait jamais, le dernier pourrait me passer sous le nez !

Je file à la caisse, et commence à lire tout en attendant mon tour. C’est là qu’un monsieur m’aborde : « Vous achetez le même livre que moi ». Effectivement, il porte à la main ce livre pour seul et unique achat. Exactement comme moi

Nous voilà partis à discuter de nos difficultés à trouver le livre –il a eu autant de mal que moi- à parler d’Azouz, de son courage politique, des misères que lui fait Sarko, des misères que fait Sarko, … Azouz rapproche le peuple !

Satisfait et fier de mon achat, j’appelle mon meilleur pote. Lui, il est passé le commander à sa librairie de quartier, et il l’aura demain. Et vous ?

People de France : « je ne suis pas né hétérosexuel »

Il y a des choses qui me gênent dans cette campagne. Lorsque Nicolas Sarkozy dit « Je suis né hétérosexuel et je ne me suis jamais posé de questions sur ma sexualité », ça me dérange.

Non pas qu’il soit hétéro. Mais soyons honnêtes et regardons la réalité en face. Si il ne s’est jamais posé de questions, c’est tout simplement parce que l’hétérosexualité est la norme dans notre société.


Tant mieux pour lui et il n’est pas question de le culpabiliser d’être hétéro, mais au lieu de poser cette phrase comme un postulat, pourquoi ne pas en profiter pour aller plus loin ?

Des contes de fées de notre enfance aux films, en passant par la plupart des livres, les schémas exposés sont classiques : un homme, une femme, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Du coup, pas besoin de se poser de question pour les hétéros, leur sexualité leur est naturelle.

En revanche, aucun homosexuel, bisexuel ou asexuel n’a le même confort à l’éveil de sa sexualité. D’emblée, il se sent différent, et s’interroge. Je sais de quoi je parle : je ne suis pas né hétérosexuel, et je me suis posé beaucoup de questions sur ma sexualité.

Aussi, la phrase de Nicolas Sarkozy m’interpelle simplement parce qu’elle démontre le fossé qui existe entre la manière dont chacun peut vivre sa sexualité.

C’est une réalité trop souvent oubliée, la majorité oubliant les soucis de la minorité : ceux-ci doivent s’adapter au moule et vivre leur différence comme ils le peuvent, et quoi qu'on en dise, cela se passe toujours en silence.




People de France : sarkozyste vs antisarkozyste

Ce matin à la machine à café, tout le monde commente évidemment l’épisode d’hier. Même si on a tous regardé la Nouvelle Star, encore que j’en soupçonne quelques uns d’avoir allumé TF1.

JC me balance d’entrée de jeu : « J’ai écouté le petit Nicolas ce matin, qu’est-ce qu’il est bon ! ».

Tout de go je rétorque : « Quand on tient de tels propos sur la pédophilie et le suicide, et qu’on a une femme qui se dit fière de ne pas avoir une goutte de sang français, on n’est pas un bon candidat ».

JC répond qu’il a écouté ce qu’a dit Sarko sur la pédophilie et qu’il n’a pas dit tout ce qu’on lui reproche, et qu’il est entièrement d’accord avec ce qui a été dit.

Bravo JC, tu es le seul mec qui réussit à entendre un magazine de presse écrite… JC a bien évidemment entendu l’extrait le plus light des Quatre Vérités, à moins que ce ne soit sa déclaration d’hier. Bref, JC ne sait pas ce qui a déclenché ce tollé, et n’a entendu que Sarko tentant de se raccrocher aux branches. La preuve, il est incapable de me citer ce qui a été dit : c’est trop demander…

Pour lui, toute cette affaire se résume à une cabbale contre Sarko, la pauvre victime, alors que Ségo est une cruche et personne ne dit rien. Bah si je viens de le dire, et ensuite même son ancien conseiller Eric Besson en a fait un livre. Ouvrage que j’ai lu, et pas JC. Et oui, il y a le militant mouton, et le militant qui réfléchit.

Je me demande jusqu’où JC ira pour défendre son champion… Perso je suggère le fleuve, comme les enfants qui suivaient le joueur de flûtes, dans la légende allemande.

Depuis cette discussion matinale –quelle idée de me parler de Sarko dès le matin aussi !- il évite mon bureau tout en regardant dedans chaque fois qu’il passe devant, et ne m’adresse plus la parole. Ca, c’est un vrai sarkozyste !

People de France : taggeurs anonymes

Hier soir, en revenant du spectacle de Gérald Dahan, humoriste reconnu pour ses canulars, j’ai pris mes pieds et arpenté les rues de mon quartier pour découvrir qu’il était intégralement repeint aux couleurs de Sarkozy.

Comme je l’évoquais dans une précédente note, les jeunes sarkozystes n’avaient rien trouvé de mieux à faire que de coller du Sarko sur les panneaux électoraux des autres candidats. Très classe…

En véritables accros du balai, ils s’étaient également livrés à un imposant collage sauvage ce qui, dans la tradition militante, est de bonne guerre, et rien à dire là-dessus.

Il semblerait pourtant que cette présence massive de Petit Sarko ne soit pas du goût de tout le monde. En effet, les ¾ des affiches étaient affublées d’une petite moustache rappelant un personnage historique tristement célèbre…

mercredi 11 avril 2007

Le poids des mots, le choc des urnes : plus démago que moi, tu meurs !

On ne la voyait pas dans cette campagne, et les journalistes s’en inquiétaient. Alors, en plein débat sur la question de l’identité nationale, Cécilia a foutu les deux pieds dans le plat, ou plutôt les deux pieds dans le ciment.

Madame a en effet déclaré « être fière de ne pas avoir une goutte de sang français ».

Et bien Madame la femme de celui-qui-veut-être-président, ça pue la France ?

Je n’aurais qu’une seule réponse, chère Cécilia : « La France, aimez là, ou quittez là ».

La Vache qui rit : Happening bruyant ou pensée unique ?

Dans le 17ème, au métro Guy Moquet, les jeunes antisarko ont eu l’idée de faire un happening… à 6h du matin ! L’objectif était de « réveiller les consciences tant qu’il n’est pas trop tard». Bon, c’est un peu tôt pour les voisins, mais l’image est jolie.

Comme je suis sympa, et pour vous faire un petit plaisir, je vous offre la vidéo de l’organisateur en débat avec Le Mouton himself sur Public Sénat.

C’est en deux parties mais je parie que peu d’entre vous iront au bout tellement le Mouton est puant. Pour un peu on rêverait d'une baignoire... En fait si on ne l'avait pas, ce serait comme un Noël sans la vieille tante. Ca ne nous manquerait pas, mais de qui on se moquerait ?

Allez on fait le concours de celui qui pisse euh pardon qui va le plus loin, envoyez moi un mail pour me dire combien de temps vous avez tenu, sans oublier d'indiquer quel gauchiste vous a le plus énervé.

Oui, je le répète, le Mouton a débuté sa carrière en tant qu’élu socialiste au conseil régional jeune de Provence Alpes Côte d’Azur : ça n’est rien d’autre qu’un sarkopportuniste et ça reste un gauchiste.

Enfin pour terminer, les militants de l’UMP, qui sont si propres sur eux, à entendre le Mouton, ont tapissé mon quartier d’affiches… sur les panneaux électoraux des autres candidats ! Bravo pour ce manque de civisme et le symbole de la pensée unique.



Le poids des mots, le choc des urnes : Remember my name : Fame !

Retour tout en images sur les propos choquants de Nicolas Sarkozy.

D'abord la vidéo complète des Quatres Vérités, sur France 2, où Nicolas Sarkozy a persisté dans son idée.

Puis ce petit montage d'extraits des Quatre vérités sur France 2, suivi d'un avis scientifique, et enfin la vision des Guignols.

Un condensé de ce scandale qui a remué la France et dont tout le monde a parlé, des bistrots aux machines à café, vu par les petits bouts de la lorgnette !





Bouses de campagne : voleurs de couleur !

Attention jeune, tes vêtements disent pour qui tu votes, parfois à l’insu de ton plein gré. Si les jeunes socialistes aiment à porter le blanc ou le rose, et les jeunes UDF l’orange, ils ne s’approprient pas pour autant ces couleurs.

En revanche, chez Petit Sarko, porter du bleu les 19, 20 et 21 avril signifiera que tu es un sarkozyste : ce seront « les 72h bleues ».

Organiser un week-end de schtroumpfs, ça doit être un trip de gosse, c'est pas possible autrement !

Remarquez c’est vrai qu’il lave plus bleu, ses communicants n’ont pas eu à aller bien loin pour trouver cette idée : après les Sarko blue boys… et bien voici… les Sarko blue boys.

Attention à ne pas vous laisser prendre en otage par la Sarkozie. Les 19, 20 et 21 avril, adoptez la TSB attitude : portez Tout Sauf du Bleu !

Politic Academy : Mets ton Tshirt orange !


Comme je suis un jeune totalement « in », je me déplace, le 18 avril, au Palais Omnisports de Paris Bercy pour assister au big meeting de campagne de François Bayrou !

Je rêve déjà de mon petit Tshirt moulant orange « sexy centriste » avec lequel je sortirai en boîte le 21 avril tout en me rafraichissant avec des clémentines…

Si vous aussi vous avez envie de faire la révolution orange, rendez-vous à Bercy le 18 avril à 19h !

Et comme toujours, à la Politic Academy, c’est vous qui décidez !

People de France : Mamie fait campagne contre Sarko

Ce midi, je faisais tranquillement ma pause clope au soleil, avant de rejoindre mon entreprise. J’étais en train d’admirer les panneaux électoraux situés en face de moi, et je me disais que le tirage au sort était favorable à la couleur, quand tout à coup, une femme de 70 ans sortie de nulle part m’aborde.

Ici, on vote traditionnellement à droite. Et là, surprise : la mamie pointe Sarko du doigt et me dit « celui là, il ressemble à un bouledogue ». Je pouffe, tout en me disant que c'est vraiment vache pour les bouledogues, et lui rétorque que ce n’est pas faux.

Elle poursuit : « il est étranger, il vient de Russie ». Je lui explique que Petit Sarko est originaire de Hongrie, mais français, et peut donc se présenter.

Elle insiste pour me convaincre -bah oui, intéressé par cet échange surréaliste, je n'ai pas fait mon antisarkomingout-, et me dit alors : « Il n’a pas le droit d’être si dur avec les étrangers, il en est un lui-même ».

Avant d'asséner le coup de grâce : « Vous savez, c’est un petit Hitler, et moi j’ai vécu la guerre. Vous les jeunes, on vous aura prévenu ».

L’histoire ne dit pas à qui ira son suffrage, mais certainement pas à Petit Sarko…

Politic Academy : y-aura-il un grand débat sur le Net ?

Approchez Mesdames et Messieurs dans un instant, ça va commencer
Installez vous devant votre ordi bien gentiment
Tous les candidats vont arriver
Et ils vont enfin discuter
Enfin si ils acceptent d’être nos invités…


Agoravox et un certain nombre de médias (Le Monde, 20 minutes, Marianne, …) ont invité ce jour les candidats à la présidentielle à participer à un débat sur internet le lundi 16 avril prochain.

Kiffe pas Sarko soutient cette initiative démocratique et souhaite qu’un maximum de candidats acceptent de passer ce grand oral devant les internautes... faute de pouvoir l'organiser à la télévision.

Plus d’infos sur Agoravox, où vous pouvez également signer une pétition en faveur de ce projet.

Bouses de campagne : Azouz sous pression sarkozyste


Azouz Begag, pourtant attendu sur plusieurs plateaux de télévision pour faire la promotion de son livre, « Un mouton dans la baignoire », ne s’est pas présenté hier ni chez Michel Denisot, ni chez Marc-Olivier Fogiel.

Mais où est donc passé Azouz, s’interroge ce matin Le Parisien. Eh bien l’ancien ministre de la promotion de l’égalité des chances est… au ski. Azouz Begag aurait quitté Paris en raison des trop nombreuses pressions qui s’exerçaient sur lui.

Quel intérêt maintenant que le livre est sorti ? Aucun, mais cela permet à Sarko et ses sbires de se livrer à leur sport favori : la chasse aux sorcières.

Et qu’Azouz n’espère pas une trêve : Sarko a eu la peau d’Alain Genestar –le directeur de la rédaction de Paris Match, cet impertinent qui avait osé publier LA photo de Cécilia et de son amant Richard Attias- plusieurs mois après les faits.

Petit Sarko adore qu’on parle de lui, mais gare à qui en parlera en mal. Voilà ce qu’est la démocratie sauce Sarkozy. A vous de voir si vous en voulez pour président…

mardi 10 avril 2007

La Vache qui rit : on ne s'en lasse pas !

La Vache qui rit : non, on n'en veut pas !


Les Jeunes Populaires, toujours plus pathétiques, sont persuadés de servir au mieux leur candidat. Heureusement que le ridicule ne tue pas...

Le poids des mots, le choc des urnes : Sarko persiste et signe

Vendredi, j’avais évoqué le scandale de la prise de position de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie et les tendances suicidaires, qui seraient, selon le candidat, « innées ».

Malgré le tollé déclenché par ces propos, le candidat de l’UMP persiste et signe, en déclarant ce matin sur France 2, dans Les 4 vérités :

« Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie de violer un petit garçon de trois ans ? Quelle est la part de l'inné et quelle est la part de l'acquis ? »
Personne n’a prétendu qu’il était « normal » de violer un petit garçon de trois ans, ni même qui que ce soit. L’acte de viol, quelle que soit la victime, reste abominable. Et la question de l'innée et de l'acquis, elle, reste posée.

Nicolas Sarkozy, pris au piège d’une déclaration malheureuse, préfère s’enfoncer que de reconnaître son erreur, en utilisant en plus cette démagogie populiste que d'évoquer le mal fait aux petits n'enfants. C’est absolument abject, dégueulasse, immonde, malsain de la part du candidat de l’UMP.

« il y a des tas de gens qui fument deux paquets de cigarettes et qui n'auront jamais de cancer et puis il y a des malheureux qui ne fument jamais, et qui auront le cancer, pourquoi ? Parce que leur identité... il y a un terrain qui est plus propice et plus fragile ».
Pourtant, les scientifiques persistent à expliquer que rien ne permet d’affirmer que la pédophilie comme les tendances suicidaires seraient innées. Les « parce que » de Nicolas Sarkozy n’ont absolument aucune validité d'ordre scientifique.

«Je ne veux pas qu'on complexe les parents : tout jeune qui se suicide ce n'est pas exclusivement la faute des parents, il y a un terrain»

Bravo Nicolas, quelle étroitesse d’esprit… Faute de trouver une explication au suicide, et ne voulant pas accabler les parents, il n’a rien trouvé de mieux que de justifier l’acte par « l’inné »…

Plutôt que de sombrer dans les explications à deux balles, peut être vaudrait-il mieux trouver des solutions au manque de solutions thérapeutiques –l’attente pour consulter un psy est souvent de plusieurs mois- et faire des propositions concrètes en la matière ? A moins que ce soit plus simple de dire que « c’est la faute à pas de chance »…

On notera également que cette tendance, qui vise à rejeter la psychologie et la psychiatrie, est notamment défendue par l’église de Scientologie. Hasard ou coïncidence ? Impossible d’affirmer quoi que ce soit, mais le candidat entretient vraiment un rapport trouble avec la philosophie de cette secte, qui suffit à le discréditer.

Cependant, le pire reste à venir. Comme je l’expliquais au début du week-end, considérer que chacun est déterminé et ne peut évoluer en dehors de son capital naissance relève de la théorie de Darwin. Si biologiquement la thèse a été contredite, elle a survécu politiquement et s’est exprimée aux heures les plus sombres de l’histoire. En effet, cette thèse conduit rapidement à vouloir sélectionner les meilleurs capitaux.

L’eugénisme, puisque c’est ainsi que l’on nomme la volonté d’améliorer l’espèce humaine, peut se traduire par une politique volontariste d'éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés « bénéfiques ».

Parmi les tentatives qui ont existé dans l’histoire, vous en connaissez un exemple flagrant, développé entre 1933 et 1945 en Europe. Cherchez bien…

Voilà pourquoi les propos de Nicolas Sarkozy sont inacceptables et dangereux.

Politic Academy : sondages ou statistiques ?

Depuis janvier, le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, est en tête dans les sondages. Mais quelle est la valeur indicative de ceux-ci lorsque l’on sait que 42% des sondés affirment être encore indécis ? Difficile d’établir des probabilités…

Pour pimenter le jeu, on peut toujours regarder les résultats des élections précédentes et là, le tableau n’est plus du tout le même. Rappelez vous…

En 1995, Nicolas Sarkozy est porte parole d’Edouard Balladur… qui n’est pas qualifié pour le second tour : Jacques Chirac est élu président de la République.

En 1999, Nicolas Sarkozy est tête de liste pour les élections européennes avec Alain Madelin : héritant du plus mauvais score jamais enregistré par le RPR (malgré la fusion avec DL mais sans le RPF de Pasqua), il gardera longtemps le sobriquet de « Monsieur 12% ».

En 2004, Nicolas Sarkozy, pourtant sollicité, refuse de prendre la tête de liste de l’Ile de France pour les élections régionales, qu’il laisse à Copé. Peur de perdre ? Malgré les bandeaux « avec Nicolas Sarkozy », collés sur tous les panneaux officiels, pas d’effet Sarko lors du vote : la région reste à gauche…

Et en 2007 ?
Qui des sondages ou des statistiques feront l’Histoire ?
Si personne ne peut l’anticiper, vous pouvez tous participer : à la Politic Academy, c’est vous qui décidez !

Bouses de campagne : Lyon laisse des traces sur la toile...

Le rendez-vous raté de Nicolas Sarkozy chez le chocolatier Bouillet dans le quartier de la Croix Rousse, à Lyon, aura décidément inspiré la blogosphère. Les images pullulent, voici un petit résumé.

Vous noterez bien sûr la fausse comédie jouée par le petit Nicolas, genre je-suis-pas-au-courant-et-je-fais-mon-malin-devant-la-presse-mais-en-vrai-j'ai-la-trouille. Puant à souhait, c'est une bouse d'or !

Mention spéciale au choix de la musique : "un homme pressé" de Noir Désir, un morceau qui colle pile poil au candidat de l'UMP !


Bouses de campagne : NS TV se filme le nombril

Je suis devenu un grand fan de NS TV, la télé de Nicolas Sarkozy à lui qu’il a dans son site web à lui. Si, si, je vous promets, c’est un must : une usine à perles !

Je vous conseille le reportage sur « Les jeunes qui s’activent en coulisses à Nice ». Perso je m’attendais à voir des jeunes militants locaux s’affairer pour l’organisation du meeting. J'en connais qui se bouge, je me réjouissais de les voir à travers la caméra.

Mais quel naïf je suis !!! On se fout des militants locaux et de la vraie vie, ce qui intéresse NS TV, c’est son nombril. A savoir, les permanents du QG. La plupart des reportages leur sont consacrés.

On retrouve ainsi Alex, Guillaume, Dimitri, Adiba, ect… sans oublier l’incontournable Udada (no comment) qui comme d’hab, se met en valeur en racontant n’importe quoi.

Alors, rien à raconter sur NS TV ? Manifestement, non…

Politic Academy : un de plus pour Bayrou !

Après François Goulard et Azouz Begag, c’est maintenant Jean-Luc Roméro qui annonce son ralliement à François Bayrou.

Le président d’Aujourd’hui autrement, mouvement politique rattaché au Parti Radical et donc à l’UMP, et ex-RPR, estime "qu'il n'est pas parvenu à peser significativement sur les positions de l'UMP" et déplore "la droitisation constante de l'UMP au cours de cette campagne".

Parmi les principaux griefs à l’encontre de Nicolas Sarkozy, "double langage de l'UMP sur la lutte contre les discriminations" et l'absence de sanctions contre le député du Nord Christian Vanneste, condamné pour des propos homophobes (ainsi que le soutien à ce "charmant" Monsieur d'Alain Marleix, secrétaire national de l'UMP aux élections).

Se réclamant de la droite sociale, Jean-Luc Roméro pense que « seul François Bayrou a la volonté d'impulser ce nouvel élan qu'attendent les Français » et qu’il « est aujourd'hui le seul candidat à porter une vision humaniste, tolérante et nouvelle de notre pays".

Qui gagnera la Politic Academy ? C'est vous qui décidez !

Le poids des mots, le choc des urnes : quid de « La Rumeur » ?

Depuis quelques jours, la rumeur court dans le petit monde médiatico-internetico-politique : il y aurait une info d’importance capitale sur Nicolas Sarkozy, qui alimenterait en ce moment même les rédactions, à la vitesse de la lumière.

Hum, possible, simplement en général, je suis au courant. Et je ne crois pas trop à une rumeur secrète, aucune ne l’étant par définition. Sur ce type de off de campagne, personne ne sort l’info sur son support, mais tout le monde en parle. Or là, rien, nada, nothing, quedalle.

Si les plus mal informés prétendent toujours tout savoir mais ne pas pouvoir le répéter -ce qui prouve qu’ils ne savent jamais rien car en général, tout le monde répète toujours tout- ceux qui en général savent ne pipent pas un mot.

Du coup, tout ce petit monde s’interroge : et si c’était un buzz lancé par l’équipe de Sarko elle même juste pour faire parler, voire victimiser ?

Pour le moment, l'hypothèse la plus vraissemblable reste celle d'un coup monté contre la sphère internet, histoire de pourrir l'image de ceux qui ont, jusque là, mené la campagne, en les décrédibilisant.

Amis blogueurs... Attention c'est vous qu'on vise ! Et ça s'appelle la rançon de la gloire...

lundi 9 avril 2007

Le poids des mots, le choc des urnes : Sarko mot à mot

Trouvé sur le net le documentaire réalisé par Gérard Leclerc et Florence Murracciole : Sarko mot à mot. Basé sur les propos tenus par Nicolas Sarkozy, commentés par des français et des personnalités de la société civile et politique, ce documentaire est extrêmement riche et de fait, passionnant.

Las, il ne sera pas diffusé sur France 2, pourtant commanditaire. N’y voyez point de censure, la chaîne publique dispose simplement de trop de reportages sur le candidat de l’UMP, et n’a pas trouvé de case pour celui-ci. Ben voyons !

Pourtant, ce documentaire n’a rien de partisan. Il se veut simplement une explication de texte, certes sans concession, mais sans parti-pris non plus. Un simple décryptage, par 25 français, lambdas et personnalités, du vocabulaire employé et martelé par le candidat de l’UMP.

Mais voilà, le candidat ne fait pas l’unanimité et certaines de ses formules, ambigues, supportent mal l’analyse. Exemple : quand Nicolas Sarkozy expliquent que si certains ne veulent pas respecter la loi, personne ne les oblige à rester en France, à qui s’adresse-t-il ? Une telle question ne peut que déranger… tout autant que de voir Marine Le Pen applaudir de deux mains la Lepenisation du candidat !

Tout ça fait un peu trop tâche pour Nicolas Sarkozy. Et c’est bien là le scandale de ne pas diffuser documentaire à la télévision, de surcroît sur une chaîne publique. Dommage, car sa vision de la France intéresse les électeurs. Il vous reste le net pour vous informer, et regarder cette vidéo en quatre parties.

A vous de juger !







Bouses de campagne : le Karcher de Rachida



Cette vidéo a été tournée par l’agence Point du Jour, dans le cadre de la réalisation d’un documentaire sur l’UNEF. Ces images ont été tournées de manière tout à fait déontologique.

La pépite du jour, c’est ce petit aperçu de l’humour de la porte-parole de Nicolas Sarkozy : elle aimerait bien manier le karcher … Quelle délicatesse pour cette jeune femme qui fut, rappelons le, conseillère de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur en charge de... l'immigration !!!!

Voilà ce qui arrive quand on prend n’importe qui juste pour accréditer sa thèse de la discrimination positive. Non militante et non formée à la politique, elle commet son lot de méga boulettes : c’est une bien digne concurrente de Jeanette Bougrab... ainsi qu'un parfait argumentaire anti-discrimination positive !

Casseroles : Sarko et Cruise, bien des questions…

Plus personne n’en parle, et pourtant, il y a des choses à ne pas oublier. Fin août 2005, Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence de l’UMP, rencontrait l’acteur américain Tom Cruise. L’artiste ne venait pas uniquement promouvoir ses films, mais bel et bien l’église de Scientologie.

Et c’est là que le bât blesse. En France, l’Eglise de Scientologie est considérée comme une secte, et est condamnée en justice pour ses agissements. Aussi cette rencontre très médiatique n’est pas très heureuse pour un ex-ministre de l’Intérieur et donc des Cultes.

Lors du reportage, les défenseurs de Nicolas Sarkozy expliquent qu’il fait un geste envers le monde du cinéma et que Tom Cruise est une star. Pourquoi alors ne signifient ils pas que la star a fortement perdu en crédit, allant même jusqu’à perdre son contrat avec le studio Paramount en raison de son prosélytisme scientologue ?

Rappelons qu’au même moment, l’Elysée, également sollicité pour une rencontre avec l’acteur, a poliment décliné l’invitation.

Petit rappel, tout en images


samedi 7 avril 2007

Bouses de campagne : Sarko eugéniste ?

L’affaire de la semaine, c’est quand même la parution de l’interview de Sarko dans Philosophie magazine. Le candidat de l’UMP a tenu des propos extrêmement douteux sur le suicide et la pédophilie, affirmant

"incliner (...) à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie".

"Il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable".

D’une part, Nicolas Sarkozy n’est pas médecin ni chercheur, et donc pas apte à juger de ces questions proprement médicales. Si je ne connais pas la pédophilie, je peux affirmer (connaissant des personnes concernées) que le suicide ne constitue en aucun cas un destin irrémédiable pour ceux qui ont déjà tenté de passer à l’acte. Par conséquent, ces propos sont, en plus d’être abjects, totalement infondés.

En outre, et c’est bien plus grave que la méconnaissance, ces propos constituent la marche qui précède l’eugénisme…

vendredi 6 avril 2007

Bouses de campagne : Sarko s’enfonce

Ce matin Xavier Bertrand a fini par avouer que Sarko aurait eu le temps d'aller visiter le chocolatier de la Croix Rousse, lors de son déplacement lyonnais d'hier. Mais au lieu de faire amende honorable et d’avouer tout simplement que l’atmosphère n’était pas favorable à Nicolas Sarkozy, le porte parole de Nicolas Sarkozy, prétend que la visite du quartier de la Croix Rousse a été annulée pour ne pas "mettre en valeur la gauche et l'extrême gauche".

Alors là, je reste sur le cul devant la médiocrité de l’explication fournie par les conseillers en communication. Certes, les 200 manifestants faisaient de l’agit prop. Et alors ? Sarkozy a peur d’un peu d’agit-prop ? Il n’est pas capable de rétorquer à un crieur de marché qui fait le malin ? Manque-t-il d’à propos à ce point ?

D’autre part, ne serait-il pas mieux, pour un candidat, de montrer ses faiblesses ? Cela serait sûrement mieux que les images aseptisées qui tentent de faire croire que « tout le monde aime Nicolas ». Car en définitive, tout se sait, et ce qui reste, au final, c’est que le candidat de l’UMP est un trouillard.

Pathétique…

Visite à la Croix-Rousse annulée pour "ne pas mettre en valeur la gauche" (Bertrand)

PARIS, 6 avr 2007 (AFP) - Xavier Bertrand, porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, a expliqué vendredi que la visite du candidat UMP dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon avait été annulée, la veille, pour ne pas "mettre en valeur la gauche et l'extrême gauche".

Cette annulation, alors que près de 200 personnes manifestaient leur hostilité à la venue de M. Sarkozy dans ce quartier lyonnais, avait été justifiée sur le moment par le candidat lui-même par "le retard de son avion".

M. Bertrand a reconnu lors d'un point de presse au QG de campagne du candidat UMP que ce retard n'expliquait pas tout : "Est-ce qu'on avait le temps d'y aller ? La réponse est oui, même si le temps était beaucoup plus limité. Est-ce qu'on voulait y aller? La réponse est non parce qu'on n'a pas vocation à mettre en valeur la gaucheet l'extrême gauche qui n'attendaient que ça", a-t-il dit. jmt/db/swi

Bouses de campagne : Sarkonnard ou Sarkofiotte ?

L’actu du jour est triple en ce vendredi Saint. Déjà, personne ne mange de viande et pour cause : aucun mouton dans la baignoire à l’horizon. Enfin pour le moment car cette expression serait le titre du livre que s’apprête à sortir Azouz Beggag. Et quand je dis livre, je pense évidemment « brûlot » sur lequel je vais évidemment me ruer. Savourez la dépêche !

Begag relate dans un livre ses relations avec Sarkozy, "mon ennemi de l'Intérieur"PARIS, 6 avr 2007 (AFP) -

Azouz Begag, qui a démissionné jeudi du gouvernement, relate ses relations exécrables avec Nicolas Sarkozy, qu'il baptise "mon ennemi de l'Intérieur", dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine et dont l'hebdomadaire Marianne publie des extraits.

Les bonnes feuilles de ce livre, intitulé "Un mouton dans la baignoire" et édité chez Fayard, reviennent sur les émeutes urbaines de l'automne 2005.

Azouz Begag, qui était ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances dans le gouvernement Villepin, date de cette période le début de "la descente aux enfers". Pour avoir contesté l'emploi du mot "racaille" par Nicolas Sarkozy et "la sémantique guerrière" de son collègue de l'Intérieur, Azouz Begag affirme être pris à partie par les sarkozystes qui réclament sa démission, pour "absence de loyauté gouvernementale"."Il n'y connaît rien en politique (...) C'est le Beur de Villepin", disent de lui les ministres et députés sarkozystes, affirme-t-il.

Azouz Begag raconte notamment un rendez-vous en tête à tête avec Nicolas Sarkozy - où le ministre "joue le persécuté" - et surtout un coup de téléphone violent après des propos tenus à Marseille."Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy", avait-il déclaré, et "ce qui devait arriver arriva, un rocher me tombe dessus", raconte-t-il. Au téléphone, Nicolas Sarkozy "me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m'empêcher de le consigner sur le champ", relate Azouz Begag, avant de citer l'ex-ministre de l'Intérieur : "Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule", aurait dit M. Sarkozy à Azouz Begag."

Le ministre de l'Intérieur m'a conseillé, dans une ultime menace, de ne jamais plus lui serrer la main à l'avenir, sinon il allait m'en cuire", ajoute l'ex-ministre.

Azouz Begag, qui soutient la candidature de François Bayrou pour la présidentielle, a indiqué jeudi vouloir "reprendre sa pleine liberté de parole". Selon Marianne, M.Begag a fait l'objet de pressions pour qu'il retarde la parution de son livre, mais a finalement décidé "de passer outre".

db/so/bma

Dans l’actualité, on notera aussi la visite de Le Pen sur la dalle d’Argenteuil, celle où Sarko ne parvient pas pour le moment à organiser le déplacement pourtant promis lors de son dernier et houleux passage. Les habitants le considèreraient-ils comme une racaille ?

D’ailleurs il n’y a pas qu’à Argenteuil où le candidat UMP a du mal à se rendre. Hier, il a du renoncer à visiter un chocolatier du quartier de la Croix Rousse, à Lyon, en raison de la présence de 200 manifestants. Les troupes UMP n’étant pas assez nombreuses, et le candidat ne voulant pas d’images néfaste, il a tout simplement prétendu que son avion était à la bourre… ce que dément l’aéroport. Qui déjà l’a traité de « menteur » ? Pour une fois, elle aurait dit autre chose qu’une connerie ?

Revue de blog : Kiffe Sarko

Vous avez peut être remarqué un peu partout les autocollants « kiffe Sarko », qui présentent leur blog éponyme. Bon moi perso j'avais pas remarqué, mais l'un d'entre vous si (et je le soupçonne d'en avoir arraché quelques uns... Et si il ne l'a pas fait c'est deux baffes, non mais !)

Ce skyblog se veut autonome, mais bon, on ne nous la fait pas, c'est du Poupou-Aro-FDSN, en témoignent les pubs pour les événements djeuns et les photos de meetings bien aux couleurs des Jeunes Pop (des quoi ?).

On y voit Sarko avec ses lunettes de soleil, Sarko en polo Ralph Lauren (collection Sport), pour un peu ce serait Martine à la plage.

Mais la palme revient incontestablement à la page 2, où l'on découvre une image intéressante du candidat. Je parle bien sûr de cette image de Sarko à la cambrousse, près d'un champ où sont parqués quelques moutons bien endormis… dont il est séparé par une clôture. Toute ressemblance avec la réalité serait purement fortuite !

Lors de mon introspection dans le « kiffe Sarko », j'ai attentivement consulté la barre des liens, et découvert en premier le blog de Romain Mouton, qui s'est créé un skyblog pour l'occasion, et donc faire un unique billet pour dire qui il est. Question inévitable : a-t-il des actions dans la Sarko Company et si oui, les a-t-il payées en nature ? Je rappelle à ceux qui ne le savent pas que ce mec a été élu conseiller régional jeune pour le PS !!!

Le second concerne l'UNI Nice, bon, là, no comment.

On trouve aussi Partisan UMP et là, plongée dans un monde en voie de disparition : c'est le musée, ce mec ne poste quasiment que des photos de collage, une pratique peu répandue chez les Sarko djeuns, ce n'est pas pour autant qu'ils mettent en application.

Moment important de cette enquête, LA visite du blog des Jeunes UMP du 04. Bon, ça m'a permis de constater que FDSN persiste à porter sa veste-en-velours-de-bobo, et ça c'est de la pure info.

Sur Vannes kiffe Sarko, on trouve un billet unique en date du 9 mars : ça c'est du militantisme web, y'a pas à dire… Idem évidemment pour Pontivy, Lorient, Aurey (quelqu'un connaît cette ville ???) et le morbihan. Pour mémoire, ces troufions (et je suis poli) se prétendent meilleur que notre ami l'inestimable Jelle.

Sur Dams73 le ton est à la gaudriole et au mauvais gout, puisque le dernier billet montre un préservatif affublé du slogan « Le Ps, on est là pour vous baiser ». Les sarkozystes savoyards semblent avoir abusé de la gnôle... Gare au retour de flamme, certains pourraient justement avoir envie de se faire un « plan cul » en étant infidèles à leur famille...

Au terme de cette enquête, je découvre que seuls 9 liens, dont un vers un blog désactivé et 5 ne comportant qu'un seul billet. Or la catchline du site est la suivante : « Si toi aussi, tu kiffes Sarko, crée ton Blog et rejoins-nous! ». Quel succès !!!!!

Un conseil : passez votre chemin… ou crééz un skyblog parodique à notre image !