L’affaire de la semaine, c’est quand même la parution de l’interview de Sarko dans Philosophie magazine. Le candidat de l’UMP a tenu des propos extrêmement douteux sur le suicide et la pédophilie, affirmant
"incliner (...) à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie".
"Il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable".
D’une part, Nicolas Sarkozy n’est pas médecin ni chercheur, et donc pas apte à juger de ces questions proprement médicales. Si je ne connais pas la pédophilie, je peux affirmer (connaissant des personnes concernées) que le suicide ne constitue en aucun cas un destin irrémédiable pour ceux qui ont déjà tenté de passer à l’acte. Par conséquent, ces propos sont, en plus d’être abjects, totalement infondés.
En outre, et c’est bien plus grave que la méconnaissance, ces propos constituent la marche qui précède l’eugénisme…
En outre, et c’est bien plus grave que la méconnaissance, ces propos constituent la marche qui précède l’eugénisme…
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